« Ma voyante m’a fait
rencontrer l’homme de ma vie »
Depuis longtemps, Mylène espérait une rencontre amoureuse épanouissante ; rien ne semblait s’y opposer, les cartes ne laissaient prévoir aucun obstacle. Et pourtant rien. Elle dépérissait, s’étiolait. Au cours d’une séance, sa voyante lui suggéra de prendre soin d’elle pendant cette attente qu’elle supportait si mal, sans chercher à ressembler à un modèle mais pour se sentir bien, se plaire dans le miroir… Ne vous morfondez plus seule chez vous. Faites-vous plaisir. Distrayez-vous. Osez ce qui vous correspond. Allez au restaurant, offrez vous des CD, une cure de thalasso, changez de garde-robe, de coiffure, de maquillage, de parfum… Faites selon vos envies… Mylène accepta tout de même le challenge. De plus en plus naturelle, positive et décontractée, c’est en choisissant un DVD qu’elle engagea la conversation avec Arnaud. Il est son mari depuis l’été dernier…
Haut de page
Consulter un médium par téléphone :
les avantages
Obtenir rapidement, et sans se déplacer, un éclairage avisé sur une situation préoccupante, constitue l’un des conforts non négligeable d’une consultation parapsy par téléphone. Mais il y a plus…
L'anonymat reste statistiquement la raison de cet engouement majeur. Si aller consulter un cabinet de voyance reste encore quelque peu tabou, même si les mentalités évoluent, le fait qu’un véritable médium n’ait pas besoin d’une présence physique pour pratiquer sa discipline encourage ce type de mise en acte.
La voix : une vibration
Au commencement était le verbe, nous assurent les Écritures, quel que soit leur berceau culturel d’origine. Ainsi les textes sacrés indiens évoquent-ils le son aum comme la source de tout ce qui existe. Les hypothèses de la physique quantique semblent d’ailleurs se rapprocher de cette vision des choses. Parmi les Sciences Humaines, la psychanalyse accorde aux premières vibrations sonores entendues par le petit d’Homme une importance singulière. Le psychanalyste Jacques Lacan, s’étayant sur les travaux de linguistes tel Ferdinand de Saussure, parle de lallations, ces phonèmes qui ont une empreinte inconsciente considérable sur le devenir du sujet. Au travers du langage est transmis ce que la psychanalyse nomme le discours, c’est-à-dire un message qui peut être décodé grâce à une formation théorique et pratique précise. Ce message inconscient peut aussi être entendu par un professionnel ayant développé une sorte de sixième sens et que l’on nomme médium. Toutefois, celui-ci peut utiliser un support – pendule, oracle de Belline, boule de cristal – afin de donner une interprétation la plus objective possible selon une méthode spécifique à son art divinatoire.
Comment ça marche ?
Contrairement à ce qui peut être véhiculé par certains détracteurs de cette forme de communication, il n’y a aucun risque dans la démarche de consulter un médium par téléphone. Tout simplement parce que si la personne au bout du fil ne convient pas, il faut en général très peu de temps pour s’en rendre compte et il suffit à ce moment-là de raccrocher… D’autre part, les consultants assurent que les prestations sont sérieuses dans la grandes majorité des cas et que le bouche à oreille marche aussi. Un service de voyance qui serait incompétent ne peut pas tromper bien longtemps, précise Virginie, une habituée de la consultation par téléphone. Lorsque j’ai une décision à prendre, j’appelle ma médium préférée… Je me concentre alors sur ma question et parle de façon naturelle. En général, je donne aussi mon prénom et ma date de naissance car celle-ci affine ses réponses à l’aide de ses connaissances en astrologie et en numérologie. À aucun moment, je ne me suis sentie obligée en quoi que ce soit. Je reçois au contraire des éléments intéressants pour effectuer mon choix en toute liberté. Et jusqu’ici, je n’ai jamais été déçue… Pour moi un bon médium est quelqu’un qui me fait prendre conscience de mes propres ressources…
Une déontologie protectrice
L’INAD (Institut National des Arts Divinatoires) est un organisme qui regroupe la plupart des médiums autour d’une charte déontologique. Ainsi, ceux-ci s’engagent à n’effectuer aucune activité qui ressemblerait, de près ou de loin, à des pratiques occultes telle la magie noire ou autres désenvoûtements… Ils sont soumis par ailleurs au secret professionnel avec interdiction formelle d’abuser de la fragilité éventuelle de certains consultants. Aucune voyance ne doit empiéter sur le domaine de la santé. La consultation téléphonique concernant un mineur ne se fait qu’après autorisation écrite du titulaire de l’autorité parentale. De plus, il est exigé des membres de L’INAD d’informer le consultant sur les tarifs, la durée approximative de la consultation, ainsi que sur les limites et le champ d’application de l’art divinatoire.
Gaëlle Vidal
Haut de page
La voyance et l’astrologie pour prendre les bonnes décisions
Ces deux disciplines ont souvent mauvaise presse en France. Et pourtant, qui n’a jamais lu son horoscope ? Qui n’a jamais consulté une voyante ? Quoi qu’il en soit, des millions de Français poussent chaque année la porte d’une cartomancienne ou d’une astrologue.
Il est fréquent de critiquer l’astrologie et la voyance, de qualifier de charlatans ceux qui la pratiquent. Certes, des abus existent. Mais quelle profession peut se vanter de n’accueillir aucune brebis galeuse ? Catherine de Médicis, Napoléon, Charles de Gaulle, ou encore François Mitterrand, sont autant de personnes dont on ne peut mettre en doute l’intelligence ; et pourtant, n’avaient-ils pas recours aux services des astrologues ? D’ailleurs, gouverner c’est prévoir…
Médecins de l’âme
On peut toujours douter du sérieux de certains horoscopes mais il ne s’agit pas non plus de réduire l’intérêt réel de l’astrologie. Celle-ci ne se résume pas à votre signe solaire (le signe dans lequel se trouvait le soleil le jour de votre naissance). Elle prend en compte de très nombreux paramètres qu’il faut étudier sérieusement si on cherche à obtenir des réponses précises. En outre, la consultation d’un médium peut aider à y voir plus clair. À condition de rester raisonnable, bien sûr. Faire appel à une voyante m’apporte un autre éclairage sur mes problèmes, confie une adepte. Et souvent, cela m’est très utile. Mais il est essentiel que le courant passe avec elle. Qu’elle ressente bien les choses, qu’elle me donne de bonnes pistes…
Donner de bonnes pistes à ses consultants, c’est précisément ce que cherche à faire Gilles, un médium parisien : J’essaie d’aiguiller les gens mais sans les gérer, explique-t-il. Ils gardent leur libre arbitre ! Je m’investis beaucoup, je donne des conseils en me basant sur mon expérience de la vie. Je fais de la voyance pure, je ne travaille que par flashes. Je peux me servir d’un jeu de tarots mais n’importe quel support peut m’être utile, comme une flamme, le marc de café ou encore la cendre d’une cigarette. Je ressens des flashes en vrac : des sons, des images, des choses du passé, ce que la personne vit actuellement et aussi tous les grands moments importants à venir (séparations, mariages, naissances, etc.). Je dis les choses, même si elles font mal. Quand une personne vient me voir, je lui interdis de me parler. Il n’y a que moi qui parle et je lui dévoile sa vie. Je lui explique pour quelle raison elle vit sa situation, je lui prédis ce qui va arriver et je lui donne des conseils pour mieux réagir. Je fais de mon mieux pour aider. On peut dire que je sers de conseil ou même de coach ! Je m’investis énormément. Je pense qu’on me voit comme quelqu’un qui rassure. Un jour, une cliente m’a dit que j’étais un médecin de l’âme…
Coach et médium
Pour Alain, la médiumnité est presque une affaire de famille : Mon grand-père lisait dans la flamme des bougies et guérissait par les plantes. Ma tante lit dans le marc de café, trois de mes cousines sont voyantes et tirent les cartes. Malgré tout cela, je vis de façon très normale… Le problème que rencontre souvent Alain, ainsi que de nombreux autres médiums, c’est que l’écoute et l’aide qu’il apporte peuvent devenir vraiment indispensables pour certains consultants : Parfois les gens y prennent goût et reviennent un peu trop régulièrement ! Alors, quand quelqu’un devient trop dépendant, je lui fixe des limites. C’est indispensable quand on a affaire à des clientes obsessionnelles. Certaines m’appellent tout le temps, jusqu’à dix fois par jour ! Comme l’observe aussi l’astrologue américaine Rae Orion, l’astrologie éclaire les recoins secrets de votre « moi », vous donne des clés pour comprendre les autres, vous procure une méthode utile pour examiner soigneusement les rapports entre les personnes et vous propose même un aperçu sur le futur...
Il ne s’agit pas, évidemment, de confondre l’astrologie avec le destin ou la chance. Il est seulement question de propensions, de tendances, de possibilités. L’avenir n’est en aucun cas tout tracé, il dépend uniquement de soi. En revanche, grâce à l’étude des astres et des planètes, vous pourrez avoir une autre perception de vos forces et de vos failles...
Nathalie Jeanjean
« Ma femme court les voyantes depuis qu’elle a perdu son emploi. Dois-je intervenir ? »
Miguel, employé S.N.C.F., 47 ans
On comprend l’inquiétude de Miguel. En revanche, on sent que sa question masque une peur autre : celle d’être abandonné par sa femme. La voyance n’est pas mauvaise en soi, à condition toutefois de ne pas vider son compte en banque pour régler des sommes « astronomiques » injustifiées. Et à condition aussi que ces sommes ne soient pas destinées inconsciemment à sensibiliser le partenaire. Voire à le rendre responsable d’une situation difficile. En fait, Miguel soulève une problématique de communication insuffisante dans son couple. Il se positionne certainement sans renvoyer une image suffisamment sécurisante à son épouse. Il est vraisemblable que si celle-ci peut s’appuyer sur une fondation solide, elle allègera de plus en plus ses consultations ésotériques.
Haut de page
Le paranormal, qu’est-ce que c’est ?
L’élément lexical « para », signifiant en grec « à côté de », pourrait exprimer aussi l’idée de « protection contre » comme dans parapluie ou parasol. Ainsi, l’ambivalence que constitue le langage peut nous amener à être « à côté de la plaque » si l’on s’intéresse au paranormal. Ou, au contraire, à protéger notre ouverture d’esprit face aux certitudes d’une raison résonnante qui voudrait tout expliquer au risque de se prendre pour le centre de l’Univers.
Aborder le paranormal, c’est déjà s’entendre sur le normal. Or, d’après le dictionnaire, est normal ce qui est dépourvu de tout caractère exceptionnel. Ce qui tendrait à penser que sur trente élèves d’une classe, s’il se trouve un seul élève de couleur, celui-ci pourrait être qualifié de paranormal !
Des phénomènes à prendre au sérieux
Sigmund Freud, le fondateur de la psychanalyse, que l’on ne peut qualifier d’inconséquent du point de vue de la rigueur scientifique, s’est intéressé aux phénomènes dits « occultes » et notamment à la télépathie. Dans une conférence faite en 1922, intitulé Rêve et télépathie, le célèbre psychanalyste conclut son exposé avec une grande humilité et une belle ouverture d’esprit : Ai-je éveillé chez vous l’impression que je voudrais subrepticement prendre parti pour la réalité de la télépathie dans son sens occulte ? Je regretterais beaucoup qu’il soit difficile d’éviter une telle impression. Car j’ai voulu être pleinement impartial. D’ailleurs, j’ai toutes les raisons pour cela car je n’ai pas d’opinion, je ne sais rien là-dessus... Ainsi Freud, tout en prenant sérieusement en compte le phénomène paranormal, se méfiait des récupérations qui pouvaient en être faites par quelques théories dogmatiques fumeuses, tentées à l’époque – comme aujourd’hui d’ailleurs –. Il ne cherchait pas non plus à expliquer le paranormal à l’aide d’une religiosité incompatible avec la science psychanalytique. Un autre grand spécialiste de l’inconscient, Carl Gustav Jung, publie en 1958 un livre, « Un mythe moderne », dans lequel il se propose d’interpréter des témoignages d’ovnis à la lumière de la psychologie des profondeurs et du concept d’inconscient collectif. La théorie jungienne repose sur l’hypothèse qu’il existe un fondement commun à tous les peuples à travers tous les âges. Cette idée/force considère donc sans a priori toutes les manifestations dites paranormales dans la mesure où elles sont, quoi qu’il en soit, l’expression d’une réalité psychique digne d’être prise au sérieux.
Le paranormal spontané
Il est coutume de nommer paranormal spontané l'ensemble des expériences dites paranormales de la vie quotidienne : il s’agit des rêves prémonitoires, des guérisons inexpliquées, des visions, des apparitions, des phénomènes de clairvoyance, etc. Ces manifestations ne font pas l'objet de consensus quant à une explication scientifique. Il est vrai que celles-ci se produisant de façon spontanée, il est impossible de les étudier au sein d'un laboratoire. Pourtant, la parapsychologie tente de se livrer à l'étude rationnelle, approfondie et pluridisciplinaire, de phénomènes semblant inexplicables en l'état actuel de nos connaissances scientifiques et qui mettraient en jeu le psychisme et son interaction avec l'environnement. Ainsi, les parapsychologues pensent que la croyance du sujet en ces phénomènes conditionne en partie les résultats. Parmi les champs d’étude de la parapsychologie, on nomme psychokinèse ou psychokinésie (PK) l’interaction d’un individu avec son environnement, selon des modalités non expliquées à l’heure actuelle. Le pionnier en la matière est Joseph Bank Rhine. Ce professeur assistant de psychologie publia de nombreux travaux sur des expériences pour le moins troublantes. Pour exemple Hubert Pearce, futur pasteur méthodiste, sujet soumis à un test consistant à faire deviner des cartes, devina correctement les 25 cartes d'un paquet, résultat qui a une chance sur 3 multipliée par 10 puissance 7 (3 suivi de 17 zéros) d'être dû au hasard…
Les mystiques, une énigme pour la science
La mystique Marthe Robin (1902-1981) interroge toujours le monde scientifique et rationnel par le fait que durant quatre années, sa seule nourriture était l’hostie. Marthe Robin, aveugle et paralysée, restera pendant plus de cinquante ans alitée. Chaque semaine, son corps manifestait la passion du Christ : les stigmates. Cet état ne l’empêchera pas d’être à l’origine des Foyers de Charité, une œuvre présente dans le monde entier.
L’histoire de Thérèse Neumann, née le 8 avril 1898 en Bavière, met aussi notre logique à rude épreuve. Le 10 mars 1918, en essayant d’éteindre un incendie, Thérèse se blesse la colonne vertébrale. Une chute lui fait perdre partiellement la vue. Convalescente, elle chute de nouveau. Une troisième chute lui occasionne des syncopes avec catalepsie, des déformations (jambe gauche tordue et repliée). À partir du 17 mars 1919, elle devient totalement aveugle et partiellement sourde muette. Deux apophyses de l’épine dorsale enfoncées entraînent une paralysie des membres inférieurs, avec escarres purulents. Elle sera examinée par six médecins différents qui constatent son état. De 1923 à 1926, elle bénéficiera de plusieurs guérisons miraculeuses instantanées : 29 avril 1923 double cécité guérie, 3 mai 1925 gangrène guérie, évitant l’amputation prévue, 17 mai 1925 guérison des lésions vertébrales, des plaies du dos et de la paralysie, en extase, il y a cicatrisation des escarres et remise en place de son pied gauche le 13 novembre 1925, au cours d’une autre extase, guérison d’une appendicite purulente, puis le 19 novembre 1926, pneumonie double guérie toujours au cours d’une extase. Elle dort une à deux heures par nuit, n’a ni sécrétions ni évacuations (urines, selles...). Elle pratique un jeûne absolu et se contente elle aussi d’hosties humectées d’eau…
Le psychiatre et psychanalyste Jacques Lacan définissait le réel à l'aide de l'aphorisme : le réel, c'est l'impossible. Et si le paranormal était justement là pour interroger chacun d'entre nous à propos d'une réalité abstraite qui nous est inhérente, à savoir l'existence d'un inconscient qui possède sa propre logique, structuré comme un langage paradoxal !
Raymond Herbin
Haut de page
Consulter un tarologue
Décider de ne plus subir son existence en prenant conscience que la fatalité n’existe pas convoque une ouverture d’esprit quant à certaines traditions orales toujours vivantes. La science du tarot, nommée tarologie, en est une.
La sérénité est toujours au rendez-vous à l’issue d’une consultation chez un tarologue. Tout simplement parce qu’il est question d’en savoir un peu plus sur soi. Devenir ce que l’on est vraiment consiste à se poser les bonnes questions et à essayer d’y répondre. Le spécialiste en tarologie, de par la méthode et la méthodologie liées à sa discipline, contribue à laisser émerger des décisions tout en aidant à faire face aux obstacles…
Rencontre avec une symbolique universelle
Les lames du tarot peuvent nous raconter notre histoire en tant qu’elles ont à voir avec les archétypes, ces symboles universels que l’on retrouve à toutes les époques et dans toutes les cultures. Les symboles ne s’imposent pas, ne prêchent pas mais sont là en tant que miroir réflexif pour qui fait la démarche de consulter. Issus de l’inconscient collectif, selon Carl Gustav Jung, ils peuvent se connecter, si nous le désirons, à notre inconscient individuel. Le tarologue sera alors le médiateur de cette rencontre singulière.
Une forme d’initiation
Traditionnellement, un jeu de tarot se compose de 22 arcanes dits majeurs et de 56 cartes dites mineures. Le nombre 22 est lié aux 22 lettres de l’alphabet hébraïque, c’est dire que le hasard n’existe pas en ce qui concerne la tarologie. On touche en fait à l’universel mais aussi au sacré. Sacré dans la mesure où on peut considérer que la carte du Bateleur, premier des arcanes majeurs, symbolise le départ d’un voyage initiatique. Le tarologue, de par sa formation et à l’aide d’un tirage spécifique, entre en relation avec le chemin de vie du consultant. Son interprétation se fait toujours sur la base de l’évolution du sujet.
Kevin Gilet
Haut de page
La voyance par téléphone pour sauver du désespoir
Il suffit parfois d’une simple voix pour ressourcer quelqu’un qui n’en peut plus. Une présence, même au téléphone, et qui plus est s’il s’agit d’un spécialiste de la relation d’aide, peut faire des miracles…
Plus d’énergie, un gros coup de déprime consécutive à une séparation douloureuse, c’est ce qui est arrivé à Laure alors que, seule dans son appartement, elle songeait au pire…
Un magazine sur le divan
La jeune femme, avachie sur le divan, en proie aux idées les plus noires, n’a même pas envie d’allumer son poste de télévision. Qu’est-ce qui fait qu’elle feuillette machinalement et avec nervosité un magazine féminin ? Gestes décalés, totalement inconscients, comme pour s’accrocher à quelque image, sorte de bouée imaginaire. Toujours est-il que Laure est attirée par une page de publicité. Un prénom « Laure » et un slogan : « Consultation par téléphone 24 h/24 »…
Un signe
Laure, intriguée, se met à penser à la chanson de Jean-Jacques Goldmann : « Il suffira d’un signe ». Aussitôt, une sorte de pulsion de vie la pousse à mettre le CD sur sa chaîne. La voix du chanteur envahit l’appartement comme pour repousser un état mélancolique qui était en train de prendre tout l’espace. En même temps, Laure fixe son téléphone et une idée qui n’aurait jamais jailli dans d’autres conditions commence à se faire jour : Qu’ai-je à perdre à composer le numéro indiqué sur la pub ?
Quand la voix se fait voie…
Prenant son courage à deux mains, et sensiblement ragaillardie par la mélodie qu’elle vient de se passer, Laure compose le numéro. Quelle surprise rassurante que cette sensation de connaître déjà cette voix au bout du fil. Laure expose son souci sans la moindre retenue. Calme, tranquille, rassurante, la voyante écoute jusqu’au bout, puis lui propose une séance de voyance. Ce que Laure accepte immédiatement, sentant en elle monter une ineffable confiance en cette inconnue. Au bout de vingt minutes, comme par magie, le brouillard psychique de Laure s’estompe. Une voix a aidé à ouvrir la voie d’un futur plein de promesses. Ainsi, une simple voyance par téléphone – mais de qualité – peut réellement sauver du désespoir…
Françoise Herriot
Haut de page
Comprendre pourquoi les voyants sont
les spécialistes de la relation amoureuse
Statistiquement, les voyants sont consultés en premier lieu en raison de problèmes sentimentaux. Ce que confirme largement cette population professionnelle. Certes, il y a tous ceux – nombreux – qui, socialement, sont en recherche d’informations prévisionnelles. Mais, lorsque le cœur bat la chamade, le réflexe le plus courant incite à pousser la porte d’un médium.
Marie-Claude me reçoit avec beaucoup de gentillesse. Amie d’une de mes relations, cette voyante a bien voulu répondre à mes questions. Avec une grande courtoisie de surcroît. Cette femme, belle et intelligente, a connu une destinée singulière : abandonnée à la naissance, placée dans plusieurs maisons d’accueil, violée par un voisin à l’âge de 16 ans, elle a mis au monde une petite fille prématurément qui devait décéder quelques jours plus tard. De quoi se questionner sur sa vie, comme Meredith Duquesne le fait de son côté dans son ouvrage « Avenir & Devenir » aux Éditions Wengo, elle dont les parents se sont séparés à sa naissance : Qu’avais-je donc fait au tisserand du fil invisible qui noue les destinées, pour que je sois d’emblée marquée au fer rouge de l’adversité ? Elle poursuit ainsi : Je lui en voulus de longues années, sans que cette rancune tenace ne s’apaise jamais. Si bien qu’un jour, je n’eus plus d’autre choix que de trouver par moi-même la réponse à cette question. Il me fallait démêler l’écheveau de mon existence, quel que soit le prix à payer ! La psychanalyse aurait pu m’éclairer, conclut-elle, ce fut l’astrologie qui se dressa sur ma route… Autrement dit, pour Meredith comme pour Marie-Claude, résilientes l’une et l’autre, c’est leur histoire familiale douloureuse – donc affective – qui a été le déclencheur a posteriori d’une vocation hors du commun. C’est ainsi que l’empathie s’élabore, se construit et que la voyance devient, sur ces bases, un outil d’humanisation précieux.
Je souffre donc je suis…
Sans faire l’apologie des drames individuels, toujours est-il que lorsque l’existence nous malmène, il s’avère possible de mieux comprendre les plus démunis. En outre, l’être humain ayant un grand besoin d’amour, dès que ce registre dysfonctionne, la mélancolie guette… C’est là qu’intervient – entre autres – le bon sens de la voyance. Marie-Claude assure que sans ce démarrage délicat aux premières heures de sa vie, privée déjà des bras de sa mère, elle ne pourrait rien pour les affectifs délicats, comme elle les nomme : Je pense à Serge, devenu un ami depuis quinze ans qu’il s’est décidé à me consulter. Médecin généraliste de son métier, la démarche n’a pas été aisée pour ce scientifique ! Nous en rions maintenant ensemble mais je peux dire qu’il m’en a fait voir celui-là ! Sa femme avait des liaisons successives avec des saisonniers qui travaillaient dans la propriété de ses parents. Il la gâtait, la choyait, elle refusait toute sexualité avec lui… Serge a eu cependant rapidement la sagesse d’aborder nos séances comme il aurait pu le faire en psychothérapie. C’est au détour d’un de nos rendez-vous que les choses lui sont apparues très claires. Je « voyais » dans mon support de cristal un prénom dont je ne pouvais me détacher : Alice. J’en parle à Serge dont son ex-épouse (ils ont divorcé depuis) se prénomme Martine. Aucun lien en apparence. Sauf qu’il s’est écrié tout d’un coup : « Mais c’est le prénom de ma sœur aînée décédée à 3 mois et que je n’ai pas connue et le deuxième prénom de ma femme. Partant de là, il a réalisé que sans s’en rendre compte, il avait tissé inconsciemment des liens gémellaires avec sa femme, ce qui avait contribué progressivement à leur rupture…
Des rencontres fructueuses
S’il est certain que la voyance s’allie parfaitement avec l’amour compte tenu du désir qu’a cette profession d’aider son prochain, cette discipline présente la particularité de permettre de faire des liens compatibles entre les individus. Marie-Claude en atteste : Quand j’ai un patient qui souffre de solitude amoureuse, je me connecte sur mon psychisme. C’est-à-dire que je déclenche mon imaginaire. Jusqu’à ce moment étonnant où la personne qui apparaît dans mes songes a fatalement quelque chose à voir avec la personne que je reçois. C’est d’ailleurs le grand postulat de Sigmund Freud : « L’inconscient est visionnaire ». J’arrive alors à trouver une ambiance, un lieu qui va parler à mon consultant. Très souvent je lui demande de s’y rendre lorsque c’est possible. Car j’ai la certitude alors qu’il a quelque chose à faire dans cet univers. En général, c’est une rencontre qui amènera « la » rencontre. Lorsque j’énonce ce genre d’affirmation qui peut choquer, je renvoie les sceptiques au monde du web et des sites de rencontres. C’est exactement la même chose… Effectivement, si les voyants se font souvent traiter de charlatans, toujours est-il qu’ils utilisent une médiation vieille comme l’humanité : la communication d’inconscient à inconscient. Hors, le premier lien qui s’établit toujours dans un premier temps avec un interlocuteur est bel et bien celui qui a uni un enfant à sa mère : l’amour… À la lumière de cette réalité, il est donc évident que les voyants sont les spécialistes de la relation amoureuse…
Dominique Roby
Haut de page
Voir, c’est prévoir
Consulter un professionnel de la voyance revient à se donner les moyens de ne pas être pris au dépourvu. Le bon sens paysan sait qu’il est précieux, dès l’aube, de savoir observer la nature pour décider de l’activité qui sera le plus en adéquation avec les circonstances. À l’identique, le voyant, professionnel de la relation d’aide, peut guider son consultant dans ses choix. Ainsi, la prévention commence toujours par la capacité à voir ce qui est à l’instant. Cette capacité n’a d’ailleurs de véritable intérêt que si elle est propice à l’interrogation pour être mise positivement au service de l’avenir. Il s’agit alors de l’intuition. Comme on le sait, la simple observation de la chute d’une pomme peut avoir de merveilleuses conséquences pour l’Humanité. Ce n’est du reste pas Isaac Newton qui contredirait ce fait, lui qui se demanda simplement Pourquoi une pomme tombe-t-elle et pourquoi la Lune ne tombe-t-elle pas ?, élaborant ainsi sa fameuse théorie de la gravitation, à l’origine de tant de découvertes ultérieures. In fine, ouvrir les yeux aujourd’hui, c’est déjà ouvrir ses chemins d’évolution pour demain !
Isabelle Mollard
Haut de page
Article offert par, Signes et sens magazine